QUATUOR DANEL, CORDES
Marc Danel (violon)
Gilles Millet (violon)
Vlad Bogdanas (alto)
Yovan Markovitch (violoncelle)
DMITRI CHOSTAKOVITCH
Quatuor n°1 op.49 en do majeur
Quatuor n°8 op.110 en do mineur
Quatuor n°5 op.92 en si b majeur
Le Quatuor Danel est reconnu pour ses interprétations audacieuses et rigoureuses des cycles de quatuors à cordes de Beethoven, Chostakovitch et Weinberg.
30 ans de vie avec les quatuors de Chostakovitch, plus de 35 intégrales dont deux gravées au disque : peu de musiciens sont allés aussi loin que le Quatuor Danel dans l’exploration du compositeur russe. Jusqu’à en révéler les facettes les plus méconnues ; lumière fraîche et printanière dans le Premier Quatuor, ébouriffantes dimensions symphoniques dans le Cinquième. Tout cela sous le regard glacé du Huitième Quatuor, impérissable chef-d’œuvre que les Danel nous font redécouvrir sous un jour nouveau.
Chostakovitch, comme nombre de compositeurs de première importance, souffre d’une image très univoque : la somme de ses compositions décrivant la vie sous le régime soviétique exclut bien facilement les autres aspects de son œuvre. Pourtant, le seul corpus des quinze Quatuors à Cordes révèle la personnalité tantôt comique, chaleureuse ou glaciale, mais toujours humaine, d’un artiste attachant et doué d’une débordante fantaisie. Ainsi, la douce sensualité du Premier Quatuor se déploie dans une forme inhabituelle, où les grandes formes sonates héritées de Beethoven cèdent la place aux nocturnes et aux intermezzos, tandis que le magique et fuyant scherzo central rappelle Mahler et anticipe Bartók. Le Cinquième Quatuor, plus russe d’entre tous selon Valentin Berlinsky (Quatuor Borodine) frappe par son ambition de condenser l’intensité sonore d’un orchestre symphonique dans les seules seize cordes d’un Quatuor. Quant au Huitième, il convient de le replacer, au-delà du mythe et de son fameux motif DSCH, dans la chronologie de sa composition : marquant avec le précédent un changement brutal dans sa façon de composer, Chostakovitch y dévoile plus de profondeur et de dénuement, prouvant que la tragédie est la plus violente lorsqu’elle dévoile un visage humain.
Fondé en 1991, le Quatuor Danel s’est d’emblée imposé sur la scène classique internationale. Primé à six reprises dans les concours internationaux, il faut ajouter les Grand Prix du disque, Diapason d’or, Diapason d’or de l’année, Choc du Monde de la musique, Clef ResMusica, disque du mois du BBC Music Magazine, disque du mois du Fono Forum, Prix du Midem, Gramophone Choice… Connu pour l’intensité et la profondeur de ses interprétations, l’ensemble s’est imposé dans les grands cycles fondateurs du quatuor à cordes, de Haydn, Beethoven et Schubert à Chostakovitch et Weinberg. Une vision vivante du grand répertoire dont la fraîcheur n’a échappé ni à la presse ni au public. Une autre force du Quatuor Danel réside dans la collaboration étroite qu’il a su tisser avec les créateurs marquants de notre temps, comme Wolfgang Rihm, Helmut Lachenmann, Sofia Goubaïdoulina, Pascal Dusapin, Bruno Mantovani, Lera Auerbach
Ouverture des portes à 10h. Petit-déjeuner offert par l’association